Vous pouvez conduire en France avec un permis de conduire étranger, mais après un certain temps, certaines nationalités doivent l’échanger contre un permis de conduire français.

Que l’on s’installe en France ou s’y rende, la bonne nouvelle est que la France reconnaît les permis de conduire délivrés par un grand nombre de pays et dispose également d’accords permettant à certains conducteurs d’échanger facilement leur permis de conduire existant contre un permis de conduire français.

Exceptions générales

Sauf si vous venez de l’Union européenne (UE), de l’Espace économique européen (UE plus l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein) ou de la Suisse, la plupart des étrangers peuvent utiliser un permis de conduire étranger en France pour la première année uniquement après avoir obtenu leur permis de résident. Avant cela, vous devez obtenir un permis de conduire français, soit en échangeant votre permis de conduire étranger, soit en passant l’examen de conduite en France.

Qui peut conduire en France ?

Tout étranger âgé de 18 ans ou plus et titulaire d’un permis de conduire étranger complet et reconnu, peut conduire en France pendant au moins un an après son arrivée. Cela signifie que les jeunes conducteurs qui ont un permis de conduire dans leur pays d’origine ne peuvent conduire en France avant l’âge de 18 ans.

Si vous avez un permis de conduire délivré par un État membre de l’UE ou par la Suisse, vous pouvez utiliser votre permis de conduire en France indéfiniment.

Tous les autres doivent obtenir un permis de conduire français dans les 12 mois suivant leur arrivée, car les permis de conduire étrangers deviennent nuls, un an après la date de résidence.

Les citoyens de l’UE qui circulent en France

Si vous possédez un permis de conduire délivré par un pays de l’UE vous pouvez conduire en France pour une durée illimitée, à condition que tous les critères suivants soient remplis :

– la licence est valide et ne comporte aucune restriction, suspension, etc.

– vous êtes au-dessus de l’âge minimum français pour conduire la catégorie de véhicule (par exemple, 18 ans pour les voitures);

– vous respectez toutes les restrictions médicales légales (par exemple, des lunettes de vue).

Vous pouvez choisir d’échanger votre licence contre une licence française si vous le souhaitez.

Les citoyens étrangers de l’UE qui circulent en France

Si vous êtes titulaire d’une licence complète non européenne, vous pouvez conduire en France pendant une période maximale d’un an sans avoir besoin d’une licence française, à condition que certaines conditions soient remplies :

– la licence est valide et ne comporte aucune restriction, suspension, etc. ;

– il doit avoir été délivré dans votre pays de résidence précédent et vous devez y avoir vécu au moins six mois ;

– il doit être accompagné soit d’une traduction officielle de la licence en français, soit d’un permis de conduire international ;

– vous êtes au-dessus de l’âge minimum requis pour conduire le véhicule en France (par exemple 18 ans pour les voitures) ;

– vous devez être en conformité avec les restrictions médicales légales (par exemple, des lunettes de vue).

À la fin de l’année, vous devez obtenir une licence française, sauf si vous êtes étudiant ou diplomate et que d’autres conditions s’appliquent.

Cas particulier des étudiants et des diplomates

Les étudiants et les diplomates étrangers peuvent conduire pendant la durée de leur séjour sans avoir besoin d’échanger leur licence existante contre une version française. Pour les apprentis conducteurs, ils peuvent toujours s’adresser à une école comme DOM CONDUITE à Sainte-Clotilde.

Comment échanger le permis étranger en permis français ?

Les demandes d’échange de permis de conduire peuvent être adressées à la préfecture de police ou à la mairie de votre localité. Il est à noter que certaines sous-préfectures ne traiteront pas les échanges de licences. Vérifiez-les avant de partir pour éviter tout problème. Si vous échangez votre licence sur la base d’un accord réciproque, vous pouvez vous munir d’une copie de la liste des pays, au cas où le bureau local n’en aurait pas connaissance.