L’associé du diable, 12 hommes en colère, La faille, Kramer contre Kramer… c’est à travers ces classiques du 7 ème art que le métier d’avocat s’est vulgarisé dans le monde. Derrière ce métier intellectuel se cache pourtant une histoire fascinante. Découvrez à travers cet article, l’histoire de la profession d’avocat.

Les origines

Les origines du métier d’avocat remontent à l’Antiquité. En Grèce, même si les accusés devaient se défendre seuls (en référence au code de Solon), il y avait déjà, à cette époque, des personnes habilités pour les défendre. Au même moment, à Rome, le métier d’avocats commence à prendre de l’ampleur dans les derniers siècles de la République. Ceux-ci endossaient le rôle d’orateur ou de juriste.

Tout commence dès l’Antiquité

C’est durant cette ère que l’Ordre des Avocats a vu le jour. Cette association a été créée sous l’influence de l’empereur byzantin Justinien 1er.. La préparation des règles déontologiques s’étale sur plusieurs siècles. Durant cette période, le fait de prêter sermon devenait obligatoire. Les personnes habilitées recevaient le titre de « Maître ». Ils sont récompensés par des honoraires. Un peu plus tard, le métier évolue et une distinction est effectuée entre avocats consultants, plaidants et auditeurs.

Les avocats au Moyen Âge et à la Révolution

Les premiers avocats de l’histoire avaient comme principales fonctions de conseiller et d’assurer la défense des accusés. Ils se tenaient à la barre ou au barreau (ce mot sera plus tard utilisé pour qualifier la collectivité professionnelle). Le nom avocat est dérivé des mots latins Ad Vocatus qui signifient « celui qui est appelé au secours ». Le temps passe et au XIV ème siècle, l’institution de l’Ordre des avocats élit un Bâtonnier, chef de la Confrérie des avocats. À noter que l’appellation Bâtonnier vient du fait que la personne chargée de la coordination des avocats portait un bâton.

Le Second Empire

Le Second Empire est marqué par l’interdiction de la torture et par la possibilité aux avocats d’assister à l’instruction et à la plaidoirie. Le barreau disparaît et tout le monde peut plaider. Au XIXè siècle, les avocats et l’Ordre sont rétablis, des barreaux de province apparaissent petit à petit. Plus tard, le métier d’avocat devient une profession libérale et en 1851, la défense des démunis devient gratuite.

La 3ème République

Au XIXè siècle, les avocats gagnent le statut d’homme politique. C’est donc tout naturellement que onze des vingt-trois Présidents de la République de la France ont d’abord exercé le métier d’avocat avant d’endosser le rôle de Chef d’État. À partir de l’année 1900, les femmes ont le droit d’accéder au barreau. Jeanne Chauvin est alors la première avocate de l’histoire. Par la suite, 3 événements majeurs se succèdent alors :

  • Le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat est institué en 1941 ;
  • Le métier d’avocat subit une redéfinition et une réforme sur le plan déontologique ;
  • En 1990, les conseils juridiques subissent eux aussi la même réforme;

Les avocats d’aujourd’hui

Actuellement, le métier d’avocat a subi plusieurs transformations. C’est une profession réglementée en constante évolution. Les changements les plus notables sont :

  • La multiplication des décrets et des lois ;
  • L’apparition de nouvelles branches juridiques ;
  • Le déport des problématiques juridiques à l’échelle internationale ;
  • L’émergence de nouveaux modes d’exercice de la profession d’avocat.

Quelques chiffres

L’histoire nous démontre que le nombre d’avocats n’a cessé d’augmenter en France :

  • Au XIVè siècle, on recensait une cinquantaine d’avocats ;
  • Au XVIè siècle, on recensait environ 300 avocats ;
  • Au XVIIIè siècle, on recensait 600 avocats ;
  • Au XIX è siècle, on recensait 650 avocats ;
  • Au XXè siècle, on recensait environ 3000 avocats au barreau de Paris ;
  • En 2004 siècle, on recensait plus de 40000 avocats au barreau de Paris ;
  • En 2008 siècle, on recensait 50.000 avocats au barreau de Paris.

Il existe un représentant de la loi (un avocat) qui est au service des particuliers ou des collectivités pour les défendre et les représenter devant les tribunaux ou les cours de justice. Il intervient dans les affaires civiles (les divorces, les successions et les litiges…) et pénales (contraventions, délits, crimes…). Il est également sollicité dans les entreprises en tant que conseiller judiciaire.

  1. Les détails du métier

Les spécialisations en droit de la famille et du travail sont les plus nombreuses. Elles permettent de résoudre les problèmes de la vie quotidienne. Par ailleurs, les créneaux les plus prometteurs sont aujourd’hui le droit des affaires et les consultants auprès des sociétés.

Les avocats exercent d’habitude un double fonction : conseillers juridiques et de défense.

Les entreprises (multinationales, banques, assurances) font souvent appel à des intervenants extérieurs comme le cabinet Réal Beauvais Avocat pour régler les questions qui s’attachent à la loi comme le commerce, la finance et les problèmes les plus complexes de la vie courante. Le but des sociétés est d’éviter les risques de procès. En cas de litige, le représentant joue le rôle de médiateur et cherche à concilier les parties prenantes.

En tant que défenseur, avant le procès :

  • Il rencontre plusieurs fois son client, établit un dossier et rassemble les pièces nécessaires
  • Il accompagne les inculpés devant le juge d’instruction afin de veiller au respect de leurs droits
  • Il procède à l’audition des témoins et aux expertises

Lors du procès, il soutient la cause du présumé par ses interventions et une plaidoirie finale.

Par ailleurs, afin d’exercer le métier, l’avocat doit se trouver dans la liste des barreaux (regroupe l’ensemble des avocats rattachés au tribunal de grande instance).

Les qualités requises pour le représentant sont : un bon sens relationnel, un esprit de synthèse, une faculté de travail et de rédaction. Comme toute profession, celle de l’avocat est soumise aux règles de la déontologie.

  1. Cursus pour devenir avocat/avocate

Tout d’abord, il faut obligatoirement obtenir un Master 1 ou 2 en droit pour devenir un avocat(e).

Ensuite, les futurs représentants et défenseurs des particuliers ou entreprises doivent se former dans l’un des centres régionaux pour avocat ou CRFPA. Ces écoles sont en douzaine et la liste est disponible sur le site du Conseil national des barreaux.

Seuls 35 % des candidats (de nationalité française ou membre de l’Union européenne) sont admis au CRFPA, et cela, par voie de concours, pour ainsi dire que les examens sont très sélectifs et ne peuvent être tentés que trois fois. Néanmoins, les diplômés en M1 ou M2 en droit (ou les titulaires d’un diplôme équivalent) peuvent se préparer via les instituts d’études judiciaires (IEJ).

Une fois entré dans l’école, le futur avocat doit suivre une formation qui dure 18 mois et qui comporte 3 modules :

  • Se formerUne formation de base au CRFPA pendant 6 mois
  • Une étude concernant le projet pédagogique spécialisé durant 6 à 8 mois
  • Un stage de 6 mois dans un cabinet d’avocat, au bout duquel vous passez le CAPA ou Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat

À l’issue de cette formation, l’avocat prête serment et s’inscrit auprès du barreau de son choix.

En somme, il est souvent nécessaire d’obtenir une spécialisation dans une mention comme le droit des affaires, droit communautaire, etc. La raison est que les lois ne cessent de s’adapter à la situation actuelle et deviennent ainsi complexes, mais aussi du fait de l’élargissement de l’espace européen et l’apparition des nouveaux droits comme la consommation, l’informatique, l’environnement.

À la fin du stage, les avocats peuvent choisir trois options : se faire recruter par des entreprises, devenir le collaborateur d’un cabinet ou être son propre chef (avoir son cabinet, ce qui est un cas peu fréquent).

Il existe de nombreuses situations justiciables qui peuvent nécessiter l’aide d’un avocat. Vous pouvez par exemple, envisager en embaucher un si vous êtes victime/accusé d’un préjudice, morale ou physique, ou si vous vous engagez dans des procédures administratives qui requièrent une expertise spécifique.

Ci-après une liste non-exhaustive d’affaires justiciables qui nécessitent l’intervention d’un avocat :

  • Un accident impliquant des blessures corporelles ou des dommages matériels

  • Un problème familial tel qu’un divorce ou un conflit de droit de garde d’enfants

  • La rédaction d’un testament, d’une fiducie ou d’un plan successoral

  • La vente ou l’achat d’un bien immobilier ou d’une entreprise

  • Un problème de harcèlement ou de discrimination dans le milieu du travail

  • La formation ou l’incorporation d’une entreprise

  • Un problème fiscal

  • Une arrestation ou un interrogatoire…

Faire appel à un avocat pour se protéger et prévenir

Les avocats peuvent vous aider à résoudre toutes les questions judiciaires auxquelles vous pouvez être confrontées. Si dans la plupart des cas, on fait appel à un expert pour nous aider dans le cadre d’une affaire justiciable en cours, il est probable qu’engager un avocat à titre préventif vous soit d’une grande utilité. Cela permet de prévenir et de limiter les risques d’encourir des procédures judiciaires.

Les rôles de l’avocat

Il évaluera votre problème et pourra vous dire, dès le départ, si cela vaut la peine d’obtenir une assistance juridique et/ou de poursuivre une action en justice.

Si vous avez peu de chances de l’emporter ou si les avantages d’obtenir une assistance juridique ne l’emportent pas clairement sur les coûts, il n’est pas nécessaire de perdre du temps et de l’argent.

Dans le cas contraire, si une assistance est nécessaire, votre avocat évaluera avec vous, tous les aspects de votre situation, expliquera vos options et vous dira à quoi s’attendre à chaque étape. Il prendra également toutes les mesures nécessaires pour garantir que vos droits légaux sont pleinement évalués et protégés.

L’avocat se chargera aussi de faire des recherches sur les domaines de loi concernant votre cas, d’interroger des témoins, de planifier une stratégie juridique, de préparer et remplir les documents nécessaires, et de négocier avec les tiers impliqués (assureurs, avocats adverses…), le tout dans le but d’obtenir le meilleur résultat possible pour votre intérêt.

Dans la majeure partie des cas, l’assistance d’un avocat compétent est indispensable pour espérer s’en sortir. Mais dans de nombreux cas « moins sérieux », l’auto-représentation peut aussi être une option. Vous pourriez être en mesure de résoudre un différend d’ordre juridique mineur en négociant de façon informelle un accord à l’amiable.

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