Le mal est partout. Généralement, nous pensons que les actes malsains se passent en cachette, mais néanmoins, certaines personnes n’hésitent pas à les accomplir en public. Méfiez-vous également de tout le monde, car votre agresseur n’est pas forcément un inconnu. Cela pourrait être l’un de vos proches, voire une personne chère à vos yeux. L’agression sexuelle est classée parmi les actes malsains et elle est punie par la loi. Cet article va vous aider à réagir correctement face à un tel acte. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est important de connaître de quoi il s’agit.

Définition d’une agression sexuelle

Toute atteinte sexuelle accompagnée de violence ou de menace est considérée comme agression sexuelle. Il suffit qu’il y ait un contact physique sans consentement de la victime pour que cela devienne une infraction pénale. Si vous en êtes victime, l’accomplissement de l’acte peut être classifié comme suit :

  • vous avez manifesté un refus clair et vous vous êtes défendu, mais l’agresseur a continué de vous toucher ;
  • vous n’avez pas réagi suite à une contrainte morale ;
  • vous n’êtes pas capable de vous défendre à cause d’un problème de santé ou parce que vous avez été drogué.

Alertez les forces de l’ordre

En cas d’urgence, appelez immédiatement la police ou la gendarmerie ou envoyez-leur un SMS. Vous pouvez également utiliser la messagerie instantanée pour parler avec un agent. Rassurez-vous, toutes les discussions restent confidentielles.

Prenez les coordonnées des témoins

Si vous avez subit une agression sexuelle dans un milieu public, n’oubliez pas de rassembler les coordonnées des personnes qui ont pu assister à l’action. Cela vous permet de mettre toutes les chances de votre côté car ainsi tous les témoins pourront être auditionnés par les enquêteurs.

Portez plainte

Vous avez un délai de 6 ans après les faits pour déposer votre plainte. Pour ce faire, rapprochez-vous d’un commissariat le plus proche. Elle sera ensuite transférée au procureur de la République. Vous pouvez également la déposer directement auprès du procureur général en envoyant une lettre au tribunal judiciaire du lieu de l’agression. Cette lettre doit contenir :

  • votre état-civil et vos coordonnées ;
  • la description détaillée des faits avec précision de la date et du lieu exact ;
  • le nom de l’agresseur (si vous le connaissez) ou ce sera une plainte contre X ;
  • les coordonnées des témoins ;
  • l’estimation du préjudice ;
  • les éléments de preuve ;
  • la volonté de se constituer partie civile.

Faites appel à un avocat

Vous avez le droit de vous faire assister par un avocat pour vous défendre. Un bon avocat saura vous accompagner lors des auditions et des confrontations avec votre agresseur. Si ce dernier est votre conjoint, vous êtes confronté à une violence conjugale. Rapprochez-vous d’un avocat spécialisé en droit pénal de la famille pour traiter votre cas.

Effectuez un examen médical

Un examen médical va vous servir d’une preuve irréfutable. Cela doit être effectué dans les plus brefs délais après les faits pour être recevable. Pour optimiser les résultats, évitez de prendre une douche avant de vous rendre chez le médecin. Cet examen permet de constater les blessures, de prélever des traces d’ADN ainsi que les produits toxiques ayant pu être injectés dans votre corps. Vous allez en recevoir aussi les soins nécessaires et obtenir un certificat médical décrivant votre état.

Préparez-vous à un procès

Un procès judiciaire aura lieu si la justice estime qu’il y a suffisamment d’éléments pour mettre en cause votre agresseur. En général, l’audience est ouverte au public. Par contre, votre identité restera confidentielle sans votre accord. Il est également possible de faire une demande d’audience à huis clos, si vous le souhaitez, mais elle ne sera pas forcément accordée.

Demandez de l’aide

N’hésitez pas à vous faire soutenir auprès des différentes structures. Leurs rôles sont de vous orienter, de vous conseiller et de vous écouter. Vous pouvez appeler « Violences Femme Info » au 3919 ou le 116 006 qui sont des numéros d’aide aux victimes. Le bureau d’aide aux victimes existe aussi si vous préférez en parler physiquement. Par ailleurs, vous pouvez demander de l’indemnisation par le Fonds de garantie des victimes.

victimes d'agression sexuelle

Des personnes victimes d’agression sexuelle, il y a en tous les jours. Ce n’est pas un fait nouveau. Seulement, les victimes n’osent pas en parler. Elles ont peur d’être montrées du doigt ou d’être jugées à tort. Si elles ont le courage de se manifester actuellement, c’est grâce aux mouvements féministes et leurs sensibilisations. Les agressions sexuelles peuvent laissent des séquelles importantes chez les victimes. C’est pourquoi, qu’en tant que membre de la famille, ami-e, vous devez leur venir en aide.

Agression sexuelle et viol sont-ils les mêmes ?

Que ce soit le viol ou l’agression sexuelle, ce sont des délits punis par la loi. Par contre, beaucoup de personnes ne sachent pas faire la différence. D’une manière générale, on parle de viol lorsqu’il y a eu une pénétration sexuelle non-consentie. Cet acte est considéré comme un crime, même dans le cadre d’un mariage. Si un homme force son épouse à avoir une relation sexuelle avec lui sans son consentement, il s’agit d’un viol. Par contre, on parle d’agression sexuelle lorsqu’il y a un acte de nature sexuelle commise par contrainte ou par forcing, mais sans pénétration sexuelle. Par conséquent :

-le harcèlement sexuel ;

-l’exhibitionnisme ;

-les propos obscènes ;

-les baisers et les caresses non-consentis, peuvent être considérés comme une agression sexuelle. Ils sont catégorisés dans le délit pénal et relèvent de la compétence du Tribunal correctionnel. La majorité des personnes victimes d’agression sexuelle sont des femmes (enfants, jeunes, adultes et même les personnes âgées). Cependant, les hommes peuvent aussi être agressés sexuellement par d’autres hommes. Et malheureusement, la plupart des victimes n’osent pas signaler ce délit à la police. Elles préfèrent s’effacer ou seulement en parler à leurs proches. Pourtant, si l’un-e de vos amis-es ou un membre de votre famille est dans cette situation, faites le maximum pour lui venir en aide.

 

Quelles attitudes adopter face à la victime ?

Certaines victimes d’agressions sexuelles pensent que ce qui leur arrive est leur faute. Elles ont aussi honte d’en parler. Mais parfois, c’est aussi par peur de leurs agresseurs qu’elles préfèrent se taire, c’est notamment le cas si la victime est un enfant. Cette mauvaise expérience peut entraîner des traumatismes sévères chez la victime. C’est déjà une bonne chose qu’elle arrive à se confier à vous. En retour, vous devez lui apporter votre soutien. Si vous ne savez comment vous y prendre, mettez-vous à sa place et réfléchissez à ce que vous voulez entendre. Écoutez-la attentivement et montrez-lui que vous la croyez. C’est très important. Cependant, évitez de la bousculer et laissez-la raconter l’histoire. Une fois qu’elle se sente plus en confiance, essayez de la convaincre de demander de l’aide auprès des services spécialisés ou de la police. Ne croyez pas que ce service est seulement destiné à appréhender les voleurs et les assassins. Les postes de police disposent d’agents formés pour lutter contre ce genre de délits. Toutefois, il vous est possible de contacter directement un Avocat comme MAÎTRE KARINE TILLY, qui est spécialisée en droit à la personne. Rappellons que es agressions sexuelles sont punies par la loi. Elles sont passibles d’emprisonnement et de paiement d’amende selon les circonstances. Dans le cas d’une agression sexuelle, le délai de prescription est de trois ans. Si la personne victime est mineure, la loi lui accorde 10 ans pour se manifester.

 

Et si la victime est une mineure ?

L’affaire est plus délicate si la victime se trouve être une mineure. De plus, les enfants ont beaucoup plus de mal à s’exprimer par rapport à un adulte. Leur façon de raconter peuvent être assez floue, parfois même incohérente. Pourtant, évitez de lui montrer que vous êtes réticents ou que vous doutez de sa crédibilité. Essayez de gagner sa confiance. Quoi qu’il en soit, il est préférable de vous adresser à des services spécialisés pour enfant, qui sont plus qualifiés pour traiter ce genre d’affaire.