Démarche délicate et complexe, l’émancipation d’un mineur affranchit celui-ci de l’autorité parentale. Il bénéficie alors des mêmes droits que les adultes mais aussi des devoirs et responsabilités similaires. Zoom sur la procédure.

Qui demande l’émancipation ?

Notons qu’un enfant n’a pas le droit de demander lui-même son émancipation. Néanmoins, deux cas de figure peuvent se présenter :

  • Le mineur se marie : Dans ce cas, il s’affranchira automatiquement de l’autorité de ses parents. Notons que les mariages de couples de mineurs se réalisent uniquement sous l’accord des parents respectifs des amoureux mais aussi du procureur de la République.
  • Le mineur a 16 ans : Ici, c’est aux deux parents de demander de l’émancipation de l’enfant. Par contre, si le mineur n’a plus ses parents, ce sera donc à la famille d’agir.

Comment se passe la procédure

L’émancipation d’un mineur doit essentiellement être faite pour servir l’intérêt de l’enfant. Celui-ci doit avoir une certaine maturité et capable d’avoir et d’endosser des responsabilités comme un adulte. En aucun cas, l’émancipation ne doit être considérée comme un moyen de se décharger des obligations parentales.

Quant à la procédure, le demandeur doit effectuer une requête auprès du juge de tutelles. Ce dernier recherchera l’intérêt de l’enfant, et pour des motifs justes, il décidera, ensuite, si oui ou non il accordera l’émancipation de celui-ci.

Quels sont les droits et les devoirs d’un mineur émancipé ?

Une fois le mineur émancipé, il est libéré de l’autorité parentale et devient adulte aux yeux de la société. Néanmoins, il n’a ni le droit de se marier ni d’adopter sans le consentement des parents. Il ne pourra pas non plus voter et devenir commerçant avant ses 18 ans.

L’émancipation est une procédure qui met fin à l’incapacité d’un mineur. Une fois émancipé, celui-ci aura le droit de faire ce qu’il veut mais endossera aussi les responsabilités d’un adulte. Quant aux parents, ils ne seront pas responsables des dommages que leur enfant ait pu causer après l’émancipation. Toutefois, ils devront continuer à participer à l’entretien de celui-ci suivant leurs possibilités financières.

Un défilé de près d’une centaine de chars colorés, un drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel pour un seul objectif, l’égalité pour tous. Voilà en quoi consiste globalement la Gay pride ou marche des fiertés. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un défilé qui revendique l’égalité des droits.

L’histoire de la Gay pride

La première Gay pride s’est déroulée à New York en 1970. Les membres du Gay Libération et de la Gay Activist Alliance ont défilé sur Christopher Street en commémoration d’une lutte contre l’homosexualité un an plus tôt. En fait, les forces de police avaient décidé de faire une descente dans un bar gai de Greenwich village en Juin 1969. Ayant marre de toujours être la cible des policiers, les clients avaient alors décidé de se rebeller. Des passants avaient joint leur cause et au fur et à mesure que la foule grossissait, la police avait dû se replier et attendre les renforts. Ce fût le début de la lutte pour l’égalisation des droits entre homos et hétéros.

Un défilé haut en couleurs

Des millions de gays, lesbiennes, bisexuels, transexuels ainsi leurs soutiens défilent dans les rues du monde entier pour revendiquer leurs droits. Il s’agit d’un cortège de chars hauts en couleurs destiné à attirer l’attention du public mais aussi des médias. Outre la revendication des droits, la Gay pride est aussi un acte de prévention. Durant les festivités, trois minutes de silence sont dédiées au soutien de la lutte contre le Sida en fin d’après-midi. La Gay pride se déroule généralement durant le mois de Juin en souvenir de l’émeute de Christopher Street. Notons que l’événement est autofinancé grâce aux nombreux dons des participants.

De fortes revendications

Le but de la marche des fiertés, c’est ’égalisation des droits entre homosexuels et hétérosexuels. De nombreuses manifestations se sont dérouler en France et à l’étranger pour dépénaliser l’homosexualité ou encore réagir à l’homophobie. De nos jours, la Gay pride est centrées sur les revendications aux droits de la famille. Si le mariage homosexuel est déjà approuvé par de nombreux pays, les revendications portent, aujourd’hui, sur le droit à l’adoption pour les couples de même sexe mais aussi le droit à la procréation médicalement assistée.

Le principal objectif de la gay pride ou marche des fiertés est de faire entendre la voix d’une minorité qui se sentait constamment oppressée revendiquant l’égalité des droits pour tous.