Le droit est une filière dont on parle peu au lycée. Cependant, lors des rentrées universitaires, on constate une augmentation du nombre d’étudiants inscrits en droit ou en sciences politiques. Ces matières vont toujours de paire puisqu’elles tirent leur origine du même concept. D’un autre côté, les étudiants en droit sont peu nombreux à quitter la faculté avec leurs diplômes, la majorité d’entre eux n’ira pas plus loin que la première année. Faute d’aptitude, de persévérance ou mauvaise orientation ? Si la plupart des étudiants choisissent cette filière par curiosité ou en attendant de trouver leur voie, certains sont vraiment faits pour ça.

Les métiers du droit

Avant de choisir une filière, il est bon de savoir quel sera votre métier à l’issue de vos diplômes. Si on pose la question à des personnes au hasard, la majorité des réponses sera juge ou avocat. Pourtant, il existe différentes options comme greffier, administrateur judiciaire, contrôleur de travail, huissier de justice, administrateur civil… La plupart d’entre eux sont des métiers d’ambition. Chaque profession demande des compétences particulières qu’il faut développer au plus tôt, si possible avant de choisir votre filière.

Les qualités requises pour exercer un métier de droit

Le droit est considéré comme une discipline élitiste et exigeante. En plus de ses connaissances professionnelles, un juriste doit posséder un maximum de ces qualités pour briller dans le domaine :

  • L’autonomie : c’est une qualité primordiale pour un juriste peu importe le métier choisi. Même si vous travaillez sous l’autorité d’un superviseur, cela vous permet de vous faire bien voir auprès de vos collègues et votre supérieur.
  • La capacité d’analyse et de raisonnement : c’est ce qui fait que le droit soit considéré comme une filière d’élites. En effet, le droit requiert de fortes capacités intellectuelles pour analyser une situation, traiter un dossier, trouver la solution à un problème complexe…
  • L’organisation : loin d’être un critère spécifique, une personne bien organisée est toujours bien vue.
  • L’éloquence : pour se faire entendre, il faut savoir s’exprimer, dire ce qu’il faut. C’est une qualité indispensable si vous souhaitez intégrer un cabinet d’avocats. D’ailleurs, quiconque veut se faire comprendre devrait être plus éloquent. C’est sans doute la raison pour laquelle bon nombre de politiciens sont des juristes.
  • La culture : il faut aimer lire, écrire, écouter. Un juriste doit sans cesse mettre à jour ses connaissances, surtout législatives. Se cultiver est une nature chez lui pour pouvoir intervenir dans plusieurs domaines.

Les études de droit

Les études juridiques peuvent être plus ou moins longues, tout dépend de la profession que vous souhaitez exercer plus tard. Certaines universités proposent des formations spécialisées (de droit public ou privé) dès la première année quand d’autres préfèrent enseigner des matières communes en premier.

Le droit public concerne les règles relatives à l’administration, les rapports entre les démembrements de celle-ci, avec les autres états (dans le cadre du droit international) et avec les particuliers. Le droit privé, au contraire, s’occupe des relations entre particuliers.

D’une manière générale, les juristes issus des deux spécialisations peuvent exercer les mêmes métiers : il existe des avocats de droit public et d’autres de droit privé, de même pour les juges. De nos jours, les avocats sont de plus en plus spécialisés. Les plus nombreux sont ceux au service des affaires quotidiennes, droit de la famille, du travail…

Les juristes jouent un rôle important dans la vie quotidienne. Ils font office de conseillers pour les particuliers, les entreprises, et même les organismes publics. Ayant étudié les législations au cours de leurs études, ils sont habilités à nous renseigner sur nos droits et nos obligations. Les juristes du droit public peuvent travailler pour les collectivités territoriales comme pour les entreprises privées (de bons conseils en matière fiscale, pour décrocher un marché public ou autres). Si vous recherchez un spécialiste en droit public à Paris, contactez MPC Avocats.

La plus grande erreur dans le domaine professionnel juridique est de penser que c’est un secteur fermé et qu’il n’y a pas beaucoup d’issues si on veut y faire carrière. Par ailleurs, cette erreur a poussé un très grand nombre à abandonner au cours de leurs études. D’autres ont tout simplement choisi de quitter la profession.

Pourtant, il est utile de savoir que vous pouvez appliquer les compétences développées en tant que juriste, à d’innombrables opportunités en dehors de la profession juridique proprement dite.

Voici quelques alternatives de professions juridiques que vous pourriez explorer dans votre prochaine orientation de carrière.

  • Le conseil juridique

Si vous avez de l’expérience dans l’industrie juridique, vous pouvez tirer parti de vos connaissances afin de trouver des occasions d’affaires lucratives pour des cabinets d’avocats et des entreprises qui ont besoin d’une expertise en questions juridiques.

Le rôle des consultants est de partager leur expertise sur les différents sujets de droit (marketing juridique, gestion stratégique, communications, etc.).

De nos jours, de plus en plus de procès à grande envergure favorisent le besoin croissant de solliciter des consultants expérimentés. Vous avez de l’expérience dans le règlement de litige ? Mettez votre expertise à profit en tant que consultant du jury, spécialiste en présentation de plaidoirie, consultant en technologie d’essai, enquêteur juridique…

Vous pouvez également vous spécialiser dans un domaine d’activité précis. Par exemple, dans le cas d’une affaire pour faute professionnelle médicale (toutes questions impliquant des problèmes médicaux), les travailleurs dans ce domaine feront appel à un consultant spécialisé dans le secteur médical.

  • Spécialités technologiques

L’avènement de l’ère numérique a ouvert de nouvelles opportunités pour la profession juridique. Les avocats, les assistants juridiques, les informaticiens et les juristes spécialisés dans la technologie peuvent trouver des postes lucratifs dans les domaines du soutien aux litiges, du développement électronique et de la cybercriminalité. La liste peut encore s’allonger, car chaque jour, on dénombre des avances technologiques qui permettent de réduire la charge de travail et d’améliorer la performance des professionnels du droit.

Ainsi, votre connaissance des logiciels juridiques et des applications technologiques, combinée à votre expertise dans le domaine juridique, vous confère une spécialité unique et très gratifiante.

  • Publication et édition

En tant que professionnel du droit, vos compétences en recherche, en déduction et en rédaction doivent être supérieures à la moyenne. Vous pouvez alors mettre aisément ces compétences au profit de l’industrie de l’édition, en tant qu’auteur ou éditeur juridique. L’expansion de l’industrie juridique a suscité la naissance d’une gamme diversifiée de publications juridiques qui s’adressent aux avocats, aux secrétaires, aux assistants, aux sténographes judiciaires, au personnel de soutien et à d’autres professionnels exerçant dans le domaine du droit.

Chaque profession juridique possède sa propre série de publications. De ce fait, les auteurs et éditeurs sont de plus en plus sollicités afin de répondre à un besoin en accroissement perpétuel.

Un cas particulier, mais qui prend de plus en plus d’ampleur, Internet a également créé de nouvelles opportunités pour le professionnel du droit devenu écrivain. Ainsi, vous avez la possibilité de partager vos connaissances et mettre en valeur vos compétences en rédaction, en rédigeant des contenus pour le Web. Cela peut être une publication informative, des bulletins juridiques en ligne ou des copies juridiques destinées à enrichir le site internet d’un cabinet.

  • Éducation et administration académique

Une alternative des plus nobles pour une carrière juridique est d’œuvrer dans le domaine de l’éducation ou de l’encadrement académique.

Alors que le parcours dans les Écoles de droit est long et coûteux, moralement et financièrement, d’autres formules d’enseignement sont proposées dans des instituts privés et les plateformes d’enseignement juridique continu.

Les établissements d’enseignement juridique embauchent également des personnes ayant une expérience dans le domaine du droit pour travailler dans les services de carrière, les bibliothèques de droit, les relations avec les diplômés et les admissions, etc.

  • Arbitrage, médiation et règlement de différends juridiques

Les processus judiciaires lourds et la hausse des frais juridiques ont incité les acteurs à trouver une autre alternative pour régler les différends à l’extérieur d’une salle d’audience. Dans un processus d’arbitrage ou de médiation, des conseillers neutres collaborent avec les parties en conflit pour parvenir à une résolution mutuellement acceptable.

Les professionnels du droit qui possèdent de solides compétences en communication, en négociation et en résolution de conflits peuvent trouver des emplois dans le domaine croissant du règlement de différends. Ils interviennent en tant que médiateurs, analystes, consultants, arbitres ou conciliateurs.

  • Banques et finances

Le secteur de la finance et de la banque implique indispensablement des problèmes juridiques, qui la plupart du temps sont lourds et complexes. Les professionnels du droit, en particulier ceux qui ont des antécédents financiers, bancaires et fiscaux, peuvent utiliser leurs connaissances afin de prévoir ou de régler les questions juridiques liées aux activités de l’organisation concernée.

Les postes les plus courants sont : les dépositaires, les contrôleurs de conformité juridique, les administrateurs d’homologation bancaire, les administrateurs de fonds, les courtiers d’assurance, les examinateurs de fiducie, les gestionnaires de risques et autres postes connexes.

Les avocats peuvent également prodiguer des conseils juridiques et transactionnels aux différentes institutions financières, aux entreprises, ainsi qu’au gouvernement.

  • Gestion des ressources humaines

Comme toute entreprise lucrative, les cabinets d’avocats ont besoin de professionnels talentueux pour gérer leur personnel juridique et recruter de nouveaux juristes. Les personnes qui sont dotées d’une grande expérience dans les domaines de la gestion, et de l’industrie juridique peuvent travailler en tant qu’administrateurs de cabinets d’avocats, coordonnateurs de recrutement, directeurs du développement professionnel, gestionnaires de formation et de l’évolution des carrières.