Avec une connaissance de base de la procédure de réclamation d’accident, un peu d’organisation et de patience, tout le monde peut traiter une réclamation pour dommages corporels sans avocat.

En général, si les préjudices sont mineurs et si on dispose des informations utiles, nous pourrions même arriver à obtenir une indemnisation plus importante.

Bien entendu, il peut arriver que les services d’un avocat soient utiles, voire nécessaires, en particulier dans des situations impliquant des blessures graves et compliquées. Mais si vous n’êtes pas gravement blessé et si les dommages matériels sont minimes, il peut être judicieux de vous représenter vous-même.

Examinons pourquoi le traitement de votre réclamation par vous-même peut avoir un sens.

Le processus de réclamation est simple

Malgré ce que le secteur de l’assurance et certains avocats aimeraient que vous pensiez, régler une réclamation pour dommages corporels peut être assez simple. Vous n’avez pas besoin de connaître le langage technique et les règles juridiques complexes. Votre indemnisation ne dépend souvent que de l’observation rationnelle du cas (responsabilité directe, gravité des blessures, ampleur des dégâts…).

Le système de compensation est structuré

Un certain nombre de facteurs (type d’accident, blessures, coûts médicaux…) entrent en ligne de compte pour déterminer le montant d’une réclamation. Le montant qu’une société d’assurance sera disposée à payer tombe généralement dans une fourchette assez étroite, même si un avocat vous vient en aide.

Vous connaissez votre situation

Vous êtes le mieux placé pour parler de votre accident et vous saurez mieux évaluer les préjudices causés. De plus, si vous êtes victime d’une lésion corporelle, cela peut vous marquer à vie. Habituellement, ce sont les choses les plus importantes à comprendre lorsqu’on réclame une indemnisation pour dommages corporels. Forts de ces connaissances et de votre vécu, vous pouvez aisément déterminer ce dont vous avez besoin pour vous rétablir. Ainsi, il ne sera pas nécessaire de dépenser pour recruter un expert pour évaluer votre cas.

Vous pouvez économiser de l’argent sur les frais juridiques

Sauf dans les situations graves où il faut faire appel à un avocat, un expert ne peut généralement négocier pour vous que 10 à 25 % de plus que ce que vous pouvez obtenir pour vous-même, une fois que vous avez compris le processus. Mais un avocat prendra entre 30 et 40 % de votre recouvrement à titre de frais et vous facturera en outre le coût des services administratifs.

Soustrayez les honoraires et les frais d’avocats du montant que vous allez obtenir et vous verrez à quel point vous pouvez faire mieux vous-même.

L’auto-représentation est une forme de défense légale laquelle les personnes impliquées dans certaines affaires sont autorisées à faire. Même si vous êtes bien cultivé dans le domaine juridique, nous vous proposons des conseils pratiques afin d’augmenter vos chances de réussite.

  • Respectez vos délais

Une fois que vous aurez déposé les documents nécessaires pour engager une action en justice, vous devez respecter un certain nombre de délais (documentation, enquête, introduction de dossiers, soumission de preuves, etc.). Prenez-en note et assurez-vous de respecter chacun d’entre eux. Le juge ne vous laissera aucune marge de manœuvre, simplement parce que vous vous représentez.

  • Familiarisez-vous avec l’ambiance de la salle d’audience

Avant que votre affaire ne soit jugée, rendez-vous au palais de justice et assistez à quelques procès portant sur des questions similaires au vôtre. Lorsque vous saurez à quoi vous attendre, vous pourrez vous préparer au mieux, et arriver plus détendu à votre propre procès.

  • Optez pour un procès avec un juge, plutôt que devant un jury

La plupart des personnes qui se représentent se débrouillent mieux devant un juge que devant un jury. En effet, les procès devant un jury sont plus compliqués pour diverses raisons, et présenter votre cas à un juge facilitera grandement votre travail. Cependant, si votre adversaire demande un jury, vous n’aurez pas le choix.

  • Apprenez-en un peu plus sur le métier d’avocat

Les avocats passent des années à apprendre comment interroger des témoins, présenter des preuves et introduire des arguments devant un tribunal. Avant votre intervention en salle d’audience, vous devez au moins apprendre les bases de la procédure juridique. Demandez au greffier du tribunal une copie des règles locales, incluant les délais, les procédures et les restrictions qui réglementent la salle d’audience.

  • Apprenez les éléments de votre cas

Chaque type de réclamation légale comporte un certain nombre d’éléments, que vous devrez prouver pour gagner. Vous devrez planifier avec soin pour pouvoir défendre les éléments impliqués dans votre cas. Cela vous servira également pour réfuter les arguments de votre adversaire.

  • Consignez vos arguments dans un document unique

Au cours du procès, vous serez amené à faire votre plaidoirie, à présenter vos arguments ou à interroger des témoins. Organisez-vous à l’avance afin d’agencer efficacement vos arguments pendant la présentation. Vous pouvez également rajouter des écrits pendant la séance pour ne pas vous perdre.

Attention ! Ces conseils ne vous garantissent pas une réussite absolue, néanmoins, ils vous seront d’une grande utilité pour votre préparation.

Au tribunal, soyez respectueux, n’interrompez jamais la parole à quiconque et affirmez-vous pour montrer que vous avez de l’assurance à revendre.

Même si les avocats sont certainement les seuls à être autorisés à exercer le droit ou à donner des conseils juridiques, il existe certaines situations que vous pouvez gérer par vous-même.

Dans certains cas, vous pouvez également recevoir de l’aide juridique de non-avocats, tels que les assistants juridiques, dans certaines circonstances limitées.

Voici une liste regroupant des sources d’information et des alternatives pouvant aider à résoudre certaines questions juridiques.

  • Les assistants juridiques

Ce sont des non-juristes ayant eu une formation de droit, qui travaillent sous la supervision directe d’avocats agréés. Ils effectuent souvent un travail important, y compris la recherche et la préparation de documents. Cependant, ils ne peuvent pas fournir une aide juridique sans la supervision d’un avocat. L’un des avantages à travailler avec un assistant juridique est le coût, puisque son temps est facturé à un taux inférieur à celui de leurs avocats de supervision.

  • Les notaires publics

Les notaires ne sont pas des avocats autorisés à faire prêter serment et sont témoins de la signature de documents importants, tels que les testaments et les hypothèques, mais ils ne sont pas formés pour fournir une aide juridique supplémentaire. Quoi qu’il en soit, le sceau officiel d’un notaire porte tout le poids de la loi dans le but de valider les signatures et les serments utilisés dans les différents documents.

  • Les médiateurs

Alors que le processus d’arbitrage est juridiquement contraignant et que les arbitres sont souvent des avocats et des juges à la retraite, la médiation est une alternative extrajudiciaire légère qui ne devrait pas nécessiter la mobilisation d’un expert. Les médiateurs ne prennent pas de décision finale, mais suggèrent une ou plusieurs solutions à un conflit donné. En substance, le médiateur un parti neutre chargé d’encourager les adversaires à parvenir à un accord.

  • Les guides juridiques d’auto-assistance

Si vous savez quel document vous avez besoin ou si vous souhaitez en savoir plus sur un sujet juridique en particulier, vous pouvez acheter des formulaires légaux et guides d’entraide lors d’une opération vitrine. Comma ça, vous aurez à votre disposition des documents légaux qui vous permettront d’opérer dans l’auto-représentation en toute légalité.

  • Les sites juridiques gratuits

Les personnes ayant des questions juridiques se tournent de plus en plus vers Internet pour obtenir des réponses, mais assurez-vous d’utiliser une source fiable.

Certains sites se concentrent sur la fourniture d’informations juridiques gratuites, y compris les dernières nouvelles et actualités portant sur la loi.

Cependant, gardez à l’esprit que le recours à ces ressources pour gérer vos besoins juridiques ne constitue pas un véritable conseil juridique. Seuls les avocats autorisés peuvent fournir ce type de conseils.

L’auto-représentation au tribunal est déconseillée dans un procès criminel, toutefois, c’est envisageable pour les petits procès civils. C’est notamment le cas devant les tribunaux de grande instance, compétents pour les litiges civils d’une valeur supérieure à 10 000 €. C’est également le cas devant certaines juridictions administratives.

Des avocats spécialisés, appelés avocats au conseil, sont nécessaires devant la Cour de cassation et le Conseil d’État.

Puis-je engager un avocat pour m’aider, seulement quand j’en ai besoin ?

Si vous choisissez de vous représenter devant le tribunal, vous devez sérieusement envisager d’engager un avocat pour vous aider, au moins en partie.

Tandis que vous gérez les tâches liées à votre procès, l’avocat peut agir en tant que consultant, en expliquant ce qui doit être fait et en offrant des conseils sur la stratégie et la tactique.

Assurez-vous de trouver un avocat expérimenté, celui qui pourra répondre au type de questions impliquées dans votre action en justice.

Bien que cela vous coûtera de l’argent, c’est tout de même plus économique qu’engager un avocat à temps plein.

Comment gérer la partie administrative ?

Afin de réussir votre représentation, familiarisez-vous avec le greffier, ainsi qu’avec votre bibliothèque de droit public locale.

Le greffier peut vous fournir des formulaires et des instructions à suivre lors du dépôt de votre plainte. Soyez très prudent dans la façon dont vous traiter un greffier, il exerce beaucoup de pouvoir, et bien que généralement disposé à aider, il n’est pas là pour intenter une action en justice pour vous.

Votre seconde source, la bibliothèque de droit possède des manuels d’auto-assistance pour vous aider à déposer correctement vos dossiers et à mener votre action.

Les dossiers sont déposés, et la suite ?

Une fois que vous avez intenté une action en justice, une procédure se met en place. L’étape de la découverte est ce qui suit normalement. Le greffier peut vous diriger vers les documents qui décrivent ce qui se passe ensuite.

Il peut également vous guider en vous expliquant la suite de la procédure avant et pendant le déroulement de l’affaire.

Le déroulement du procès

En général, chaque partie est tenue de faire une déclaration d’ouverture afin de donner un aperçu du cas qu’elle a l’intention de prouver. Ensuite, le demandeur présente son cas et ses témoins.

Après qu’un témoin du plaignant témoigne, la défense est autorisée à contre-interroger le témoin. Et ça continue ainsi inversement.

Enfin, les deux parties font leurs plaidoiries, résument leur version des faits et expliquent au juge ou au jury pourquoi elles devraient prévaloir.

Comment interroger et contre-interroger les témoins ?

Lorsque vous présentez un témoin, il y a des éléments fondamentaux que vous devez établir avant d’entrer dans le fond des questions. Vous devez vous assurer que le témoin possède une connaissance directe et personnelle des choses qu’il témoigne.

Après avoir établi les bases nécessaires pour établir la crédibilité de votre témoin, vous pouvez alors commencer à l’interroger dans le but d’obtenir des réponses appuyant votre intérêt. Gardez cependant à l’esprit que vous n’êtes pas autorisé à mettre des mots dans la bouche du témoin.

Pour déterminer si vous avez besoin d’un avocat ou pas? La réponse ici https://www.guide-legal.fr/conseils-dans-quel-cas-faire-appel-a-un-avocat/