À l’aube de l’année 2020, le monde connaît des revers internationaux. En effet, les États-Unis d’Amérique ont lancé une frappe aérienne à Bagdad, en Irak, le 03 janvier 2020, ce qui a tué le général militaire iranien Qasem Soleimani. Du coup, les tensions internationales augmentent dans le Moyen-Orient. Cet événement a envenimé les relations internationales entre Washington et le Téhéran, cette dernière étant la capitale de l’Iran. Ce qui a créé une polémique à l’échelle mondiale, menaçant ainsi les efforts établis par les Nations Unies pour maintenir la paix dans le monde.

La course à l’armement nucléaire

L’avancée technologique a fait que les pays qui détiennent une puissance économique, commerciale et militaire se voient développer leur armement nucléaire. Dans cette optique, il existe des traités établis entre les pays pour freiner cette course et réduire le risque de l’éclatement d’une guerre nucléaire. Il y a le Traité de Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP), qui engage les pays ayant testé avec succès leurs armes nucléaires : les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et la Chine.

D’autres États bien que non signataire du TNP détiennent ce type d’arme militaire, notamment : la Corée du Nord, l’Inde, Israël et le Pakistan. Par ailleurs, il y a l’Iran qui a tenté depuis plusieurs années de se procurer l’énergie atomique afin de développer sa propre puissance nucléaire.

Cependant, suite à l’attaque des drones américains sur le sol irakien ayant causé la mort du général Soleimani, les représailles du côté de l’Iran montent en flèche. Une vague de colère venant des citoyens iraniens a fait rage durant le convoi funéraire, culpabilisant et accusant les États-Unis de « terroriste ». L’État de l’Iran a alors annoncé qu’il n’imposera plus de limites sur l’enrichissement en uranium. Ce dernier représentant l’élément indispensable à l’élaboration des armes atomiques, aussi plus un pays en dispose, plus les scientifiques du pays en question peuvent tester l’utilisation de ce matériau à des fins militaires.

Des enjeux géopolitiques

Face à toutes ces hostilités des politiques iraniennes, le président américain Donald Trump a bien évidemment mis en garde le régime. Le pouvoir iranien, quant à lui, compte bien venger la disparition de son chef militaire. La riposte iranienne se fait ressentir puisqu’ils ont officiellement témoigné leur mécontentement.

Toutefois, l’histoire nous rappelle que les conditions pour qu’une guerre explose sont multiples. Notamment, de grandes puissances de premier ordre doivent allier leur force avec les protagonistes telles que la Chine ou la Russie. L’Iran, avec son potentiel militaire, ne peut réaliser une escalade militaire direct sur le sol américain, mais pourrait quand même toucher les intérêts américains dans leur base militaire autour de l’Irak par exemple.

L’espoir pour une bonne entente

Force est de constater que le président Trump joue sur la carte de l’apaisement tout en restant sur la défensive. L’opération « Martyr Soleimani » qui n’a engendré aucune victime du côté des américains a poussé ce dirigeant à baisser la tension. Il a alors rappelé à l’ordre l’Iran. Ses mots « Les États-Unis sont prêts à la paix avec tous ceux qui la veulent » déclarent clairement qu’il recherche une entente avec le Téhéran. Tout en restant sur le qui-vive, les États-Unis se préparent quand même à toute éventualité.

Il faut garder à l’esprit que si une guerre éclate, le monde en sera secoué. Ce bras-de-fer qui a récemment survenu a suscité l’inquiétude auprès de la communauté internationale. En l’occurrence, les Nations Unies ont appelé à des négociations entre les pays concernés.

Compte tenu de tout ce qui a été dit, la bonne nouvelle reste qu’il n’y aura pas de troisième guerre mondiale. La vie peut donc continuer son cours. Malgré tout, à ce rythme, la menace de la paix mondiale reste un sujet sensible. Les plus grands acteurs des relations internationales doivent mesurer leurs intérêts tout en visant une meilleure approche dans l’avenir.

Le droit international est l’ensemble des règles, des accords et traités entre pays. Lorsque des États souverains concluent des accords contraignants et exécutoires, on parle de droit international. Les pays se rassemblent pour établir des règles qui, selon eux, profitent à leurs citoyens. Les lois internationales ont pour priorité de promouvoir la paix, la justice et les intérêts communs.

Les lois internationales s’appliquent aux gouvernements. Il leur appartient de les appliquer et de les respecter. Les droits d’un pays s’appliquent aux citoyens et aux autres personnes présentes sur le territoire. Cependant, c’est au pouvoir gouvernemental d’appliquer le droit international et de conserver ses accords avec les autres pays concernés.

Ce que couvre le droit international

  • Les Droits de l’Homme

  • Le traitement des réfugiés

  • Les affaires de crimes internationaux

  • Les accords sur les armes et leur contrôle

  • Les revendications de territoires

  • La réglementation des espaces communs

  • Le commerce entre États

  • La sécurité à l’échelle internationale

  • L’utilisation de la force militaire en territoire étranger

  • Le traitement équitable des prisonniers

  • La préservation de l’environnement

Le droit international et la souveraineté des États

Une des questions complexes en droit international est la souveraineté. C’est l’idée que l’État est suprême et qu’Il n’est donc soumis aux règles d’aucun autre pays ou organisme. La souveraineté de l’État est un concept relativement récent, apparu quand de nombreux gouvernements se sont organisés en États aux 18ᵉ et 19ᵉ siècles.

En raison de cette notion, le droit international ne peut être efficace que s’il y a une participation véritable et honnête des pays, à l’élaboration et au respect des traités signés. Dans la mesure où un État ne peut participer sans réserve à un accord international, l’application du droit international se verrait compromis. Par exemple, certains pays peuvent prétendre respecter un accord tout en contournant les règles. C’est pourquoi les dirigeants internationaux, les philosophes et les politiciens continuent de débattre de l’autorité et de la force exécutoire du droit international. Car notons que la souveraineté des États semblent être en constante évolution, et il faut que les lois suivent.

Les sources du droit international

Le droit international provient de 3 sources : les traités, les coutumes et les principes généraux du droit.

Les traités sont des accords écrits que les pays concluent volontairement afin de réguler leur relation dans un domaine spécifique.

Le droit coutumier découle de l’observation des situations réelles et des expériences vécues. C’est le cas notamment de la non-tolérance du génocide et de l’esclavage.

Les principes généraux du droit sont des règles qui évoluent avec le temps. Ils permettent de comprendre comment le droit devrait être appliqué selon le domaine concerné.

Que vous soyez étudiant en droit international ou que vous envisagiez de suivre ce cursus, vous devez avoir conscience que ce domaine n’est pas seulement une profession : c’est une vocation.

Un diplômé en droit international peut exercer un travail passionnant et stable. Les salaires dépendent de la nature de l’emploi que vous choisissez. Les emplois peuvent être à court terme, basés sur des projets ou à long terme.

Bien que le domaine d’expertise soit vaste, obtenir un emploi après l’obtention du diplôme peut être une tâche ardue. Il est donc conseillé d’acquérir des compétences et des qualifications supplémentaires connexes, pour augmenter ses chances de démarrer une carrière.

Voici quelques débouchés que vous pouvez choisir :

  1. Fonctionnaire du gouvernement :

Comparé aux attributions d’un avocat privé, un fonctionnaire du gouvernement possède une vision et un domaine d’intervention plus large. Vous devez aider à promouvoir les intérêts et à protéger la nation, sans négliger les considérations géopolitiques.

À terme, vous aurez également plusieurs responsabilités administratives et de gestion.

  1. Juge et juriste international :

Vous pouvez être juge dans un tribunal international et présider des procès, faire de recherches sur des questions juridiques et statuer sur des cas de droit. Avec un diplôme en droit international, vous pouvez également exercer en tant qu’avocat dans les tribunaux de compensation, traitant les conflits armés et ses conséquences.

  1. Chercheur académique/enseignant :

Les universités et la recherche sont d’autres domaines où les diplômés en droit international peuvent trouver des opportunités de carrière. Vous travaillerez dans le domaine académique en effectuant des travaux de recherche et en les partageant avec votre auditoire. La finalité de vos recherches peut également servir à l’État.

  1. Avocat d’entreprise :

Selon les activités de l’entreprise, vous serez chargé de traiter les transactions commerciales internationales, d’élaborer et de relire des contrats, de traiter des affaires relatives au droit commercial international, de gérer et de médiatiser les relations entre les différents acteurs, etc.

  1. Consultant/médiateur pour les organismes régionaux et internationaux :

La pratique du droit international dans une organisation peut impliquer un rôle consultatif afin d’éclairer certaines situations. Le travail d’un consultant international peut inclure la négociation de traités, l’interprétation des lois en vigueur, le traitement des conflits liés au droit…

Au final, on peut constater qu’il existe de nombreuses opportunités de travail pour les diplômés en droit international. Il ne tient qu’à vous de choisir en fonction des critères que vous jugerez essentiel et de faire carrière dans un domaine qui vous passionne.