Les étudiants qui envisagent d’exercer le métier d’avocat doivent passer par de nombreuses étapes avant d’arriver à leurs fins. Avant de s’y lancer, les personnes intéressées devraient d’abord se demander pourquoi elles souhaitent devenir avocat, et seront-elles prêtes à s’engager pour plusieurs années d’études.

Le guide suivant décrit les étapes nécessaires, pour débuter une carrière dans la pratique du droit.

  • Terminer le programme d’études secondaires jusqu’à l’obtention du baccalauréat

Le diplôme du baccalauréat est l’exigence minimale pour être admis en École de Droit. L’office national de l’orientation professionnelle ne recommande aucun domaine d’étude particulier à ce niveau. Les Écoles déclarent que les étudiants admis dans les facultés de droit, possèdent des aptitudes différentes dans presque tous les domaines, allant des sciences politiques aux mathématiques. Les programmes communs en premier cycle comprennent principalement l’anglais, les sciences politiques, l’économie, la philosophie et la communication.

  • Réussir le test d’admission à l’École de Droit

Le test d’admission est une étape essentielle du processus. Les agents d’admission utilisent les notes obtenues lors de ce test comme mesure objective, pour évaluer les connaissances et la qualité des candidats. Le test mesure les compétences des candidats dans des domaines critiques du travail juridique futur, notamment la compréhension en lecture, la gestion de l’information, l’analyse et la pensée critique, le raisonnement et l’argumentation.

  • Identifier les bonnes écoles

Après avoir terminé leurs études de premier cycle, certains étudiants renoncent à poursuivre, tandis que d’autres préfèrent acquérir une expérience professionnelle dans d’autres domaines avant de s’inscrire à la faculté de droit. Quoi qu’il en soit, ceux qui souhaitent poursuivre sont tenus de bien vérifier la régularité administrative des Écoles de Droit disponibles. Il faut envisager exclusivement des Écoles agréées par l’ordre des avocats.

  • Obtenir le diplôme de Maîtrise

Pour pouvoir passer le concours d’avocat, il faut avoir au minimum un Master 1 (maîtrise). On note cependant que la majorité des étudiants dispose d’un Master 2 (soit 5 années d’études). Le diplôme doit être délivré par un établissement habilité et accrédité par l’Ordre des avocats français.

  • Passer l’examen du barreau

Une fois le diplôme de Maîtrise en poche, vous devez passer le concours d’examen d’entrée au Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA). Ce concours est relativement difficile, car le taux de réussite ne dépasse pratiquement jamais le tiers des candidats. L’examen comprend des épreuves écrites et orales.

Si vous êtes admis, une formation de 18 mois vous attend (6 mois de théorie, 6 mois de projet pédagogique et 6 mois de stage). À l’issue de la formation, le diplôme du CAPA (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat) vous sera remis et il ne vous reste plus qu’à prêter serment pour pouvoir exercer.

Suivant la branche dans lequel vous souhaitez exercer, la profession d’avocat peut vous procurer une situation professionnelle stable. Au-delà de l’aspect financier, vous seriez toujours satisfaits d’avoir pu aider quelqu’un.

Mais avant d’y parvenir, renseignez-vous sur ce qui vous attend pour une telle carrière.

Êtes-vous prêt à assumer le fardeau financier de l’école de droit ?

L’école de droit, souvent un établissement privé, dispense des formations nécessaires pour l’exercice des métiers du droit, contre un engagement financier assez conséquent.

De nos jours, devenir avocat n’est plus une voie infaillible à une vie de privilège social et économique. Bien que beaucoup gagnent confortablement leur vie, vous devez peser le coût de la faculté de droit et des années de gains perdus contre les rendements potentiels d’un diplôme.

Êtes-vous prêt à consacrer plusieurs années pour la poursuite de vos études ?

L’école de droit propose un programme qui s’étend sur plusieurs années d’études, selon le domaine choisi. Elle propose des cours à plein temps incluant le travail en classe, des externats et d’autres activités. Tout ceci rend pratiquement impossible de trouver un emploi à l’extérieur pendant la période d’apprentissage.

Êtes-vous capable de travailler sous la pression ?

Ici, il s’agit d’évaluer vos capacités à réagir, face à la pression au cours de l’exercice du métier. En effet, outre les examens du barreau, les étudiants en droit doivent également passer de nombreux tests tout au long de leur cursus. Parfois, les notes ne dépendent que des résultats d’un test à la fin du parcours, si bien que votre performance se mesure par votre capacité à y faire face.

Êtes-vous à l’aise devant un public ?

Un avocat doit être à l’aise en toute circonstance pour présenter sa plaidoirie à autrui, notamment des clients, des jurés, des juges, des arbitres, des avocats adverses, des témoins, des collègues, etc.

Même si les avocats travaillant en interne dans des entreprises, ne sont tenus que de faire des présentations devant ses collègues, il n’en demeure pas moins qu’ils doivent maîtriser l’art de parler en public.

Aimez-vous les mots ?

Les mots sont l’outil principal d’un avocat. Il doit être un excellent communicateur, adepte de la plaidoirie, et il doit aussi être un bon écrivain.

L’avocat doit maîtriser l’art de la persuasion orale et écrite lorsqu’il argumente les requêtes, juge les causes, recueille des dépositions et rédigent diverses plaidoiries juridiques.

Avez-vous un esprit analytique ?

Une qualité essentielle que tout avocat devrait avoir, car le raisonnement logique et les capacités de réflexion sont indispensables.

Les compétences analytiques sont nécessaires quel que soit le domaine de pratique. Qu’il s’agisse par exemple de structurer une transaction financière ou de développer une stratégie de défense.

Enfin, le métier d’avocat exige une grande disponibilité au niveau des horaires (comme le cas de l’avocat fiscaliste https://www.guide-legal.fr/focus-sur-le-metier-davocat-fiscaliste). Aussi, il vous faut réfléchir rationnellement et vous poser les bonnes questions quant à votre volonté et votre dévouement à vous mettre à la tâche.

Si vous avez hoché la tête en acquiesçant à ces questions, vous avez peut-être trouvé votre vocation.