L’amélioration de performance et la révision périodique des objectifs sont les raisons d’être d’une entreprise. Un bon dirigeant vise à faire prospérer son entreprise. Il met en œuvre tous les moyens permettant aux employés de bien réaliser leur travail, tout en ayant en tête les maîtres-mots qui guident toutes ses démarches : la motivation, l’information, la formation, la guidance et le marché.

Le bien-être au travail

Dans le management d’entreprise, le bien-être au travail est considéré comme une priorité, aussi bien pour l’entreprise que pour ses employés:

‒ le bien-être psychologique et moral,

‒ le bien-être matériel et physique.

Le bien-être au travail permet d’améliorer la productivité des employés, de favoriser la cohésion et la bonne culture d’entreprise, de renforcer la motivation, de limiter au mieux le renouvellement du personnel (turnover) et surtout de trouver de nouveaux talents.

Le concept du bien-être au travail est très à la mode, tandis qu’on parle très rarement de la souffrance au travail, qui impacte la vie professionnelle et privée du salarié, de son entourage professionnel et de l’entreprise elle-même.

La souffrance au travail

La souffrance au travail est un des principales causes de baisse de motivation et d’absentéisme au sein d’une entreprise, de dépression et « burn-out », et même de suicide du salarié. Nombreuses sont les sources de la souffrance au travail :

‒ principalement, une mauvaise organisation de la part du salarié, devenant une source d’anxiété, de conflit et d’isolement. Elle est due à un manque d’assistance en matière de management,

‒ le conflit entre le salarié et ses supérieurs, entraînant un épuisement,

‒ l’ambiance au travail, à cause d’un manque de respect entre les collaborateurs,

‒ l’épuisement professionnel, dû au manque de temps consacré à la vie privée.

La souffrance au travail n’est pas considérée comme une maladie professionnelle. Et le comble est que le dirigeant s’intéresse plutôt aux conséquences qu’aux sources du problème. Souvent, la souffrance au travail est à l’origine du conflit entre l’employé et son supérieur.

On utilise plutôt le terme « harcèlement moral » dans le domaine juridique. La loi le considère comme une violence interne au sein de l’entreprise.

Les voies légales offertes à la victime

En général, la souffrance au travail résulte de la pratique de nouvelle méthode de management. L’employé subit le changement sans bénéficier ni de soutien ni de formation de la part du dirigeant, d’autant plus que dans la grande majorité des cas, aucun de ces changements n’est mentionné dans le contrat de travail.

La non-adaptation à sa nouvelle situation est souvent considérée par l’employeur comme un comportement fautif, une faute grave, qui est passible d’une sanction, qui peut aller jusqu’au licenciement. L’employé se trouve dans une situation de stress.

Néanmoins, il est difficile de définir le harcèlement au travail, peu de salariés demandant réparation auprès de la justice obtiennent gain de cause. Il faut que les 3 conditions suivantes soient réunies pour que le harcèlement soit caractérisé :

‒ que les agissements soient répétés,

‒ qu’ils entraînent une dégradation de la condition de travail,

‒ qu’ils portent atteinte à la santé, à la dignité et à la carrière de l’employé.

Il est stipulé dans l’article L1152-1 du Code du travail qu’« aucun salarié ne doit pas être exposé à des agissements répétés pouvant causer une dégradation de ses conditions de travail, porter atteinte à ses droits, sa dignité, de sa santé mentale et physique et de son avenir professionnel. »

La victime peut poursuivre l’auteur des faits en justice, devant le tribunal correctionnel et se faire aider par un avocat en Droit du travail. La personne à l’origine de la condamnation peut être condamnée jusqu’à deux ans d’emprisonnement et d’une amande dont le montant peut atteindre les 30 000 €.

La victime du harcèlement peut demander la réparation par l’auteur du fait.

Il est du devoir de la victime d’identifier les sources de souffrance en établissant un dialogue constructif avec l’auteur des faits avant que la situation ne se détériore.

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