La violence conjugale touche autant d’hommes que de femmes. Toutefois, la majorité des victimes sont des femmes. Le plus souvent, les personnes victimes de violence conjugale ne se manifestent que lorsqu’elles se sentent réellement en danger. Elles hésitent d’en parler à leur proche par peur de leur mari ou pour protéger leurs enfants. Mais la question qui se pose est : comment peut-on venir en aide à ces personnes ?

Dans quelles situations peut-on parler de violence conjugale ?

La violence conjugale est considérée comme un délit. Qu’il s’agisse de violences physiques, sexuelles ou encore psychologiques, ces actes sont sévèrement punis par la loi. L’auteur peut être le mari ou la femme. Il arrive que la personne victime ne réalise pas que ce qu’elle subit n’est pas normal. Cela peut commencer par des gifles, des coups de pieds, et ensuite la situation dégénère. Cela peut se terminer par une séquestration, une torture, etc. Selon les sondages, une femme sur deux se retrouve à la morgue à cause d’une violence perpétrée par son propre mari. Ce ne sont pas seulement les violences physiques qui sont considérées comme une violence conjugale. Cela peut prendre plusieurs formes. Lorsque le mari force sa femme à avoir des relations sexuelles avec lui, elle peut porter plainte contre lui. Tout comme lorsqu’il l’oblige à des pratiques sexuelles non-consenties ou à des sévices sexuels. Les insultes, les menaces, les dénigrements et les chantages sont aussi considérés comme des violences verbales. Dans un couple, c’est le devoir du mari de subvenir aux besoins de sa famille. De ce fait, si celui-ci n’assume pas ses responsabilités et qu’il prive sa femme et ses enfants de toutes ressources financières, cela peut être considéré comme une violence conjugale.

Que faire si vous êtes témoin d’une violence conjugale ?

Pour une personne victime de violence conjugale, il est toujours difficile de se confier à quelqu’un, même à un proche. Elle a peur de ne pas être comprise ou d’être blâmée par son entourage. « Tu as peut-être mal interprété ses propos ». « Tu l’as peut-être poussé à bout ». « Tu as dû faire quelque chose qui ne l’a pas plu, etc. » C’est ce que disent la plupart des gens quand la victime se confie à eux. C’est pour cela, que le plus souvent, les femmes battues par leur mari sont toujours réticentes et préfèrent cacher les bleus et les blessures. Parfois, elles ont aussi peur pour leur vie et pour celle de leurs enfants. Les autorités n’interviennent pas non plus s’il n’y a pas assez de preuves pour accuser le mari. En effet, avoir un hématome sur le bras ne suffit pas pour porter plainte. Le mari peut facilement se blanchir en prétendant que sa femme avait glissé et qu’il avait essayé de la sauver en l’attrapant par le bras. Lorsque les victimes sont réticentes, le mieux que vous puissiez faire est d’essayer de gagner leur confiance. Ne leur mettez pas la pression et essayez de les convaincre de demander des conseils à des services spécialisés ou à un avocat comme chez le Cabinet DJB AVOCATS situé à Montréal.

Quel que soit le crime commis, vous ne pouvez pas accuser quelqu’un sans avoir de preuves. Cela s’applique également dans le cas d’une violence conjugale. Avant de porter plainte, essayez de convaincre la victime de récolter assez de preuves afin de les utiliser contre son mari. Si elle est blessée, demandez-lui son accord pour les prendre en photos afin de s’en servir comme preuve. Il faut également obtenir un certificat médical attestant ses blessures.

Une victime de violence conjugale a-t-elle le droit de quitter le domicile conjugal ?

Lorsque deux personnes sont mariées, ils ont l’obligation de vivre ensemble, c’est le devoir de cohabitation cité par l’article 242 du Code civil. Si l’un des deux conjoints quitte la maison sans en avertir l’autre, il peut être poursuivi pour abandon de domicile conjugal. S’il emmène les enfants, il pourra être attaqué en justice pour enlèvement. Cependant, si une femme se trouve être victime de violence conjugale, elle peut quitter le domicile familial, mais en respectant les procédures. En effet, il est indispensable d’en informer la gendarmerie ou les autorités compétentes afin de déposer une main courante. Si des enfants sont impliqués, il faut saisir le juge aux affaires familiales. Mais pour cela, il faut l’aide d’un avocat.

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