Le mariage est un acte d’engagement, de respect, de fidélité, de secours, d’assistance… Toutefois, l’amour peut se dissiper au fil du temps et les époux viennent à ne pas respecter les obligations matrimoniaux. Une procédure de divorce pour faute peut être engagée par l’un des époux. Focus sur le sujet dans cet article.

L’infidélité, un non-respect des devoirs et obligations du mariage

Dans les années 60, l’adultère était considéré comme une cause automatique de divorce et était considéré comme un délit pénal. Une femme infidèle pouvait encourir une peine de prison de trois mois à deux ans et un homme devait payé une amende de 360 à 7200 francs. Aujourd’hui, l’interdiction du péché de chair s’est transformée en une simple faute conjugale entraînant, toutefois, un divorce pour faute aux torts exclusifs. Notons que les relations physiques, la fréquentation de sites de rencontre, l’échange de messages et de photos intimes sont tous des actes considérés comme une infidélité.

Divorce pour faute aux torts exclusifs, qu’est-ce que c’est au juste ?

L’infidélité est considérée comme étant une violation grave des devoirs et obligations du mariage. En effet, elle rend la vie commune des époux intolérable. Dans ce cas, l’époux trompé peut demander le divorce pour faute aux torts exclusifs. Néanmoins, la procédure ne sera pas prise en compte si le couple pratique la libertinage.

Faut-il des preuves ?

Oui, prouver l’adultère de son conjoint est indispensable et obligatoire pour la procédure d’un divorce pour faute et ce, même si le présumé infidèle avoue sa faute. En effet, l’avocat aura besoin d’un dossier solide pour défendre au mieux l’intérêt de son client auprès du juge. Sachez que, dans la procédure de divorce, toutes les preuves sont acceptées sauf si elles ont été obtenues par violence ou bien par fraude. Il existe différents types de preuves dont :

  • Les preuves classiques

Il s’agit de témoignages de personnes ayant constaté l’existence d’une relation adultère au sein du couple. Il ne s’agit pas de relater les confidences de l’époux cocu ou de celui infidèle. Les témoins devront affirmer avoir vu, par exemple, l’un d’eux embrasser ou main dans la main avec une autre personne. Notons que les enfants du couple n’ont pas le droit de témoigner sur l’infidélité d’un des parents d’après l’article 259 du code civil. En outre, sachez que les preuves fournies par un détective privé (et à fournir aux juges) doivent uniquement avoir eu lieu à des événements ou sur des lieux publics. Dans le cas contraire, son rapport constituerait une violation de la vie privée de la personne qui est interdite par la loi.

  • Les nouvelles preuves

L’apparition des nouvelles technologies multiplie vos chances de prouver l’infidélité de votre conjoint. Parmi cela, il y a les mails et les SMS. Ces derniers sont très utilisés pour déclarer et entretenir son amour et convenir des rendez-vous en secret. Cependant, le fait d’utiliser les messages comme preuve dans la procédure d’un divorce pour faute peut ne pas être retenu si la boîte électronique ou le téléphone de l’époux infidèle a été « forcée ». Il faut prouver que celui-ci a laissé sa boîte mail ouverte sur le PC familial ou que le message prouvant son infidélité est arrivé sur la tablette de la famille et que celle-ci n’était pas verrouillée. Par ailleurs, les faux-profil démontrant une double vie, les photos romantiques hors mariage, les commentaires amoureux et tout autre élément sur les réseaux sociaux « à la vue de tous » et attestant l’infidélité de l’époux pourront être utilisées et acceptées comme preuves dans le cadre d’une procédure de divorce pour faute.

Engager une procédure de divorce pour faute est une démarche délicate et assez complexe. Faites appel à un avocat professionnel comme le CABINET FAVRE DUBOULOZ COFFY pour vous accompagner dans toutes les démarches et défendre vos intérêts. Rendez-vous au cabinet d’avocat à Annemasse. Vous bénéficierez de prestations de qualité.

Au sens légal du terme, un squatteur est une personne qui occupe un lieu (appartement, studio, garage…) sans y avoir le droit. Il s’y est introduit de manière illégitime, en profanant des menaces, en usant de la violence, etc. Pour l’expulser de votre résidence, vous devez obligatoirement faire appel aux forces de l’ordre et mettre en œuvre une procédure d’expulsion stricte.

L’expulsion de squatteurs par la loi

La procédure d’expulsion dans le cadre d’un squat offre aux propriétaires du bien une protection accrue. De nombreuses mesures sont mises en place dont :

  • La trêve hivernale

Selon l’article L412-6 alinéas 2 du Code des procédures civiles d’expulsion, les squatteurs de résidences principales ne peuvent plus bénéficier de la trêve hivernale. Si le squatteur maintient une résidence secondaire, un garage, un box ou autre, l’article L412-6 alinéas 3 du Code des procédures civiles d’expulsion stipule que le juge peut supprimer ou réduire la trêve hivernale.

  • Une procédure d’expulsion accélérée

D’après l’article 38 de la loi DALO, les propriétaires du bien immobilier squatté peuvent avoir recours à une procédure d’expulsion accélérée.

Les conditions à remplir

Pour mettre en œuvre la procédure d’expulsion d’un squatteur dans un logement, il faut remplir certaines conditions.

  • Porter plainte

Dès la constatation d’un éventuel squat dans votre habitation, portez tout de suite plainte au commissariat ou à la gendarmerie.

  • Solliciter l’intervention d’un officier

Par la même occasion, faites appel à un officier de police pour attester l’occupation illicite du logement. Cela vous servira de preuve.

  • Prouver la présence du squatteur

Afin de profiter d’une procédure d’expulsion accélérée, vous devez fournir des preuves de la présence d’un squatteur à votre domicile principal : témoignage, facture d’énergie, de téléphone, etc. Sachez que la procédure accélérée ne s’applique pas aux résidences secondaires.

La procédure d’expulsion du squatteur

La procédure d’expulsion d’un squatteur se déroule généralement en trois étapes.

  • La requête de mise en demeure

La première chose à faire est de faire une requête de mise en demeure des squatteurs à l’adresse du Préfet.

  • La mise en demeure proprement dite

Les squatteurs seront sommés de quitter le domicile dans un délai bref et strict (pas moins de 24h). Cette procédure fera office d’affichage à la mairie et à la résidence.

  • L’expulsion

Si les squatteurs n’ont pas quitter les lieux dans les délais demandés. Le Préfet va prendre des mesures d’évacuation forcée.

Si le squatteur maintient une résidence secondaire ou un autre lieu

Ici, la procédure d’expulsion se fait par voie judiciaire. Dans ce sens, vous devez réunir les éléments de preuve nécessaires pour démontrer la présence illicite de quelqu’un sur les lieux et obtenir une ordonnance du juge du tribunal d’instance. Ensuite, engagez un huissier pour notifier les squatteurs de l’ordonnance d’expulsion. Si ces derniers persistent à rester sur les lieux, vous pouvez, alors, recourir aux forces de l’ordre.

En cas de litige

SI vous constatez une personne squatter votre résidence principale ou secondaire, ne tentez jamais de l’expulser par vous-même. La loi interdit formellement cette démarche. Rendez-vous directement au commissariat le plus proche et entamez la procédure d’expulsion. Dans le cas où il ne s’agit pas d’un logement mais d’autres lieux qui vous appartiennent, vous devez engager une procédure judiciaire.

Nos conseils

Dans tous les cas, il est indispensable d’avoir recours aux services d’un avocat en droit immobilier à Annemasse. Contactez le cabinet COTTET-BRETONNIER NAVARETTE. Il saura vous accompagner dans les démarches et mettre en place une stratégie efficace pour défendre au mieux vos intérêts.

Engagez la procédure d’expulsion dès que vous constater la présence d’un squatteur dans votre logement.